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Via San Lorenzo

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San Luca

Gènes, le Gesu
Le Gésu

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Gènes Saint Laurent

Détails polychromes de la façade de Saint-Laurent

Gènes, Palais via Garibaldi
Un palais via Garibaldi


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staglieno genova

staglieno genova
De haut en bas :
Le cimetière, la marchande de cacahuètes
deux autres tombe

Gènes, l'envoûtante

Gènes ! je ne vois pas ce que tu vas y faire ! C'est moche, c'est sale, et il n'y a rien à voir ». « A gènes, la circulation est impossible, ce ne sont que des kilomètres de quais ! " me dirent mes amis lorsque le leurs annonçais mon souhait, mon désir de découvrir Gènes. Rien que l'adjectif "génois" m'évoquait les voyages au long cours, le destin incertain des navigateurs intrépides lancés sur les océans.

A mon tour, je me devais d'explorer cette ville. Les épices ramenées d'Orient au Moyen Âge devaient bien y avoir laissé quelques parfums. Si les explorateurs de jadis redoutaient certains caps, c'est la Sopra Elevata Aldo Moro qui effraie les automobilistes d'aujourd'hui. C'est sûr il vaut mieux savoir où l'on va.

Il faut arriver à Gènes tôt le matin, vers sept ou huit heures lorsque la ville se réveille doucement et que dans les cafés du port, quelques marins font une pause. Le réveil d'une ville est un instant magique. Entre chien et loup, les silhouettes se font plus nombreuses au fil des minutes, les habitués, les commerçants, respectent les mêmes rites. Café au seuil de la porte, rideaux qui se lèvent, mots entre amis. C'est à cet instant précis que l'on observe le mieux ceux qui incarnent une ville, un quartier, une rue.
Puis ces murmures laissent la place aux paroles les plus fortes, aux éclats de voix ; les piaillements des oiseaux à l'aube disparaissent au profit des bruits de la ville qui vont crescendo ; l'air iodé s'efface devant les odeurs de cuisine.

A cette heure là, la via San Lorenzo, la rue principale du centre qui relie la ville ancienne au port est baignée par des effluves de pain et de foccacia juste sortis du four. Je ne résiste pas. Je dois me prendre une foccacia di Recco au fromage fondant chez "Di Lucie e Luca" . Ce sera mon petit déjeuner. A cette heure précoce, une bise venue du large refroidit tout, la pizza chaude me réchauffe un peu.

Le temps de l'avaler et je vais prendre un café près de la piazza Ferrari où se retrouvent les habitués : des forains, des travailleurs et même un travesti qui lit distraitement les nouvelles dans La Republicca avant de reprendre le travail pour une heure ou deux.

Les premiers commerces à ouvrir sont les poissonneries. Elles occupent une place à part à Gènes et en Ligurie en général. Les Italiens ne consomment pas beaucoup de poissons frais. Seuls ceux du littoral en achètent régulièrement. Il n'est pas rare dans les ports de voir des triporteurs, les fameux "po-po", stationnés au coin d'une rue avec à l'arrière un étalage de poissons plus ou moins exposé sur un lit de glace. En février, c'est la saison de la "banchietta", la poutine, des alevins de sardines que l'on consomme en Ligurie et dans la région niçoise crus avec du citron ou en omelette.

Les chalands y sont toujours nombreux, les Génois raffolent de la morue et du poulpe. À midi, sous les arcades du port, la foule se presse devant une minuscule boutique. On s'y affaire. L'un pèse, un autre sale, un troisième fait des fritures. On y joue des coudes, on se marche sur les pieds et l'on y déguste debout avec les doigts de succulents beignets de morue, de poulpe et d'autres spécialités de la mer. À ma connaissance, il ne reste que deux échoppes de ce genre aujourd'hui sur le port. Les autres ont disparu, remplacées depuis une dizaine d'années par des kebabs. Dommage.

La morue vous la dégusterez aussi chez Maria. Depuis au moins 40 ans, c'est le seul menu servi tous les jours y compris les jours fériés. Jamais fermé. Et l'on s'y presse. Seuls les habitués connaissent et malgré ma connaissance du vieux Gènes, je ne l'ai toujours pas découverte. C'est une légende, un mythe, il faut être natif du quartier pour passer sa porte signalée par aucune enseigne. Ce n'est pas le genre de restaurant que l'on indique aux étrangers..

Les Génois sortent peu à peu des palais où il règne une grande une grande mixité sociale. Ouvriers, commerçants, cadres et professions libérales y vivent. Le magasin de vêtements UPIM et un antiquaire sont installés au rez de chaussée des palais Melograno et Imperiale, piazza delle Vigne. Tous les plafonds sont ornés de grotesques du XVIe siècle. Dans ces ruelles, c'est un grouillement incessant, une fourmilière. Des boutiques ont investi de minuscules remises.

A côté des magasins modernes qui s'implantent toujours davantage, la vieille ville abrite encore des échoppes d'un autre monde et d'une autre époque. Un artisan fabrique sur mesure votre clé. Mais pas n'importe laquelle.

La clé ancienne en fer forgé de plusieurs kilos. Sa boutique en est couverte. Un autre propose des milliers de bouchons en Liège. Il faut se frayer un passage au milieu des sacs de près d'un mètre de haut. D'autres sont spécialisés dans les grains, les féculents, les légumes en bocaux. Quelle merveille pour les yeux et les sens. L'esprit de Christophe Colomb, des denrées ramenées d'outre-mer sont là. En quittant les rues principales ou du moins les plus passantes, la ville se referme sur moi. En quelques pas je perds le sens de l'orientation. Un vrai labyrinthe.

Là commence la découverte. Via San Bernardino un marchand de légumes a investi une de ces entrées monumentales : les chapelets de tomates et d'oignons rivalisent avec les candélabres ciselés dans le marbre. Perdu dans le dédale des ruelles, j'arrive dans une venelle miteuse et humide que la lumière n'atteint pas. Les enduits se décrochent des murs, des tuyaux rongés courent le long des façades. Au bout de quelques minutes une plaque dévoile son nom "via delle pietre preciose", la rue des pierres précieuses. J'ai peine à croire qu'ici il y a quelques siècles, on négociait diamants et rubis d'Orient ou d'Amérique du Sud.

Après de multiples détours et d'égarements, j'atterris avec mon caniche sous le bras rue du Saint-Sépulcre face à une brochette de prostituées, des Africaines pour la plupart, tranquillement assises en attendant le client. Nous échangeons quelques sourires. Ma seconde visite dans ces ruelles fut toute différente. L'une d'elles a aperçu mon appareil photo et, tel l'éclair du flash, la nouvelle du passage d'un photographe dans ces entrelacs de venelles s'est répandue comme une traînée de poudre. Quelques types, des Maghrébins, - les souteneurs ? - discutent un peu en retrait. Je ne m'y suis pas attardé tant l'atmosphère m'a parue tendue voire hostile, à 11h00 du matin. Quelques années plus tard, à Pompéi, je me suis souvenu d'elles en visitant les chambrettes du "lupanar" antique. Même disposition, même décor spartiate, même condition de travail - le plus vieux métier du monde.

Les prostituées exercent leur profession près du mur latéral de l'église San Luca où l'on célèbre "L'Immacolata". Les unes vendent leurs corps, les autres prient pour leur salut. Cette mixité, ce mélange est une des raisons de mon amour pour Gènes. Une ruelle sépare les hôtels d'armateurs des quartiers les plus glauques et, entre les deux, la masse laborieuse, Monsieur tout le monde. Personne ne semble choqué ou dérangé par la présence de ces prostituées.

L'église San Luca est belle, intime avec de magnifiques peintures murales. C'est ma préférée. Ses dimensions restreintes, les tons chauds et clairs des fresques sur "la vérité de la foi chrétienne" lui donne un petit air champêtre. A Gènes, toutes les églises méritent que l'on s'y attarde. Le Gésu près la piazza Ferrari, est ma seconde favorite. Il y règne un silence religieux à peine troublé par les murmures des fidèles agenouillés devant les confessionnaux au centre de la nef.

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Eglise San Lucca

C'est ici que j'ai compris combien il était important de voir les tableaux d'église dans les lieux pour lesquels ils ont été créés. Ici, les ombres des Rubens ou des Vouet se mêlent à la lueur des cierges, c'est magnifique. Au sol, quelques silhouettes de squelettes féminins se détachent au milieu des marqueterie de marbre.

C'est encore le marbre qui constitue l'élément décoratif de la façade de San Lorenzo, les maîtres d'oeuvre ont joué sur la polychromie des colonnes de façades et des voûtes à l'intérieur. Cela donne un peu de clarté à l'intérieur obscurci par une pierre sombre. Je ne peux m'empêcher de penser que Christophe Colomb y a prié.

A SS Annuziata del Vastato, quelle luminosité. Les rayons de soleil font luire les ors et les dorures des corniches. On se sent minuscule dans cette nef dont l'immensité est accentuée par les trompe l'oil du chour et de la coupole. La surprise est venue à S. filippi. Derrière la façade austère, des ors qui se marient au bleu marial, des médaillons comme des camés, et surtout de splendides statues baroques.

En face de l'ancienne porte médiévale, Porta di Vacca commence la via di Pré. A première vue, moins passante que les précédentes. Peu à peu une étrange impression m'envahit. Je croise peu d'Italiens. Les boutiques se font plus rares et plus spécialisées, boucheries Hallal, épiceries avec des produits de beautés importés d'Afrique noire. Tout s'achète à l'unité y compris les mouchoirs en papier. J'hésite devant ce petit Barbès : exotisme ou misère humaine. A l'extrémité de la rue, s'élève l'église et la commanderie des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem San Giovanni di Prè du XIIe siècle. Tous les accès sont occupés par une cinquantaine d'immigrés, des jeunes désoeuvrés et quelques vieux. Demi-tour. On ne passera pas. Selon la notice du plan touristique fourni par l'office du tourisme, cette rue "n'en reste pas moins gorgée d'atmosphères multiculturelles particulières et fascinantes", je savoure l'euphémisme et salue la rhétorique des rédacteurs.

Gènes est l'un des premiers ports de Méditerranée et l'Eldorado de nombreux de clandestins ou réguliers s'est arrêté là. Je suppose que les trafics liés au port leurs permettent de survivre. Les Italiens forment un peuple homogène, il est rare qu'ils fréquentent des personnes originaires d'Afrique noire, du Maghreb ou du Moyen Orient, et les mariages mixtes sont exceptionnels, ce qui isole ces immigrés encore plus de la société.

J'opte pour la tangente vers les ruelles de traverse, où là encore des prostituées officient, mais des Italiennes. Elles trouvent mon caniche très mignon. Et là encore, je suis surpris par cette mixité. Ces venelles misérables arrivent via Garibaldi, l'une des plus belles de la ville, bordée d'hôtels d'armateurs où sont installées les sièges sociaux de banques et d'assurances.

C'est donc ici que résidaient les négociants. Elevé à Saint-Malo, cité corsaire et de négoce, l'on m'a bercé d'histoires au long-cours où les Malouins faisaient jeu égal avec les Vénitiens et les Génois. Si le principe de leur commerce est similaire, je mesure ici toute la différence. Différence de fortune sans doute mais aussi de mentalité. Saint-Malo ville refermée sur elle-même derrière ses remparts à l'architecture sévère inspirée par l'art militaire ; Gènes ville ouverte sur la Méditerranée et les arts. Les portes cochères monumentales sont surmontées de façades rouge sarde ou bleu, les rues bordées de "jardins suspendus". Le Palazzo Lomellino est sans doute l'un des plus beau. Au fond de l'entrée, un jardin surplombe une grotte avec une cascade. En face, le vestibule est décoré de scènes mythologiques. C'est un art de jouissance, d'émulation, de représentation mais aussi d'armateurs et d'amateur qui connaissent le prix et la valeur de l'art, celui de la vie et qui entendent bien en profiter.

Je m'imagine les négociants allant et venant en calèches en costume, les femmes regardant les passants depuis leurs jardins suspendus accoudées aux balustrades, les décisions prises sous plafonds décorés de fresques, les fêtes.

Après une pause frugale je remonte à pas rapides la via San Lorenzo vers la piazza Ferrari. Après les ruelles et les venelles l'horizon s'élargit sans transition, certains diraient que l'on respire, d'autres seraient pris d'agoraphobie. L'échelle humaine n'est plus de mise, pas d'arbre ni de fleur. Au centre de cet univers minéral, il fait très froid l'hiver, c'est glacial et l'été on suffoque. Heureusement la via du XX Settembre est bordée d'arcades. Très fréquentes en Italie, elles protègent du froid et de la pluie l'hiver, et des ardeurs du soleil l'été comme le remarquait déjà Stendhal.

L'élément le plus étonnant ici c'est le bruit de la ville. Les bus, les voitures me semblent assourdissantes. Sous les arcades quelques boutiques chic : Mont Blanc, Benetton. et plusieurs librairies, mon péché mignon. Les Italiens aiment les livres, pour nombre d'entre-eux c'est une richesse. Et de fait, les librairies et les bouquinistes y sont fréquents. Je ne peux m'empêcher de les visiter tous. Direction rayons civilisations, art, histoire et surtout histoire locale. Les ouvrages sont moins chers qu'en France et les mises en page souvent originales et soignées. A Gènes, les éditions Sagep éditent une série de livrets sur les palais, les peintures, les églises à partir de deux euros, une aubaine.

Je m'attarde aussi à tous les edicoli, les kiosques à journaux, ou les carteries. Je mesure l'impact du tourisme sur une ville au nombre de vendeurs de cartes postales et à leur diversité. Il y a dix ans on en trouvait avec difficulté et encore, elles étaient délavées par le soleil et les intempéries. Depuis que la ville a été élue capitale européenne de la culture en 2004 avec Lille, leur quantité a augmenté mais à l'exception de la librairie face à San Luca qui en a quelques unes, c'est au palais ducal qu'il y a le plus grand choix.

Le trafic, les arcades n'incitent pas à lever la tête. Pourtant, les décors de certains immeubles d'après guerre évoquent la splendeur passée de la ville comme ces titans monumentaux qui font pendant à ceux de la via Garibaldi. Le marché sous les halles s'achève, j'ai juste le temps d'admirer quelques étals très colorés. Cette avenue sonore mais non sans charme débouche sur la Piazza della Vittoria, un immense espace avec un arc de triomphe monumental, ensemble qui me paraît mussolinien. Vraiment, je préfère le désordre, la promiscuité et la vétusté de la vieille ville.

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Une tombe du cimetière de Staglieno
.

Le Cimetière de Staglieno

Très visité avant la création de l'aquarium il est aujourd'hui quelque peu délaissé par les touristes, pourtant c'est l'un des plus beaux et des plus impressionnants d'Europe. On y accède par la sortie Est de l'autoroute. Après avoir passé l'entrée monumentale, deux couloirs se font face avec des caveaux sur une hauteur d'au moins quatre étages. Sous les arcades, les sculptures. Les premières que j'ai vu m'ont impressionné par leurs dimensions mais très vite on se prend à les observer les détails, à penser aux défunts à ceux qui restent. Ici, une femme est effondrée de chagrin devant la dépouille de son mari, là une autre soutient son fils. Parfois, une fausse porte est restée entr'ouverte pour permettre une communication avec l'âme, comme pour signifier qu'il subsiste un lien entre notre monde et celui des défunts. Chacun a voulu faire passer son message pour l'éternité : statut social, chagrin, métier, regret de l'éternel jeunesse. Réflexion sur notre devenir ou revanche des héritiers, l'un des monuments représente le buste d'une très belle femme qui se termine en squelette. Impressionnant !

Le moindre détail est ciselé dans le marbre de Carrare : cils, dentelles des chemises, boutons de manchettes, les rides, les veines sous la peau. pour un réalisme surprenant et chargé d'émotions. En avançant plus avant dans les couloirs et les étages, je m'aperçois que le sol, les murs et même les escaliers sont occupés par des tombes, souvent en mauvais état. La poussière déposée dessus depuis des décennies créé des jeux d'ombres et de lumière, le sol est fissuré, des dalles sont soulevées, d'épaisses toiles d'araignées occupent les angles des murs, des fleurs fanées sont restées là depuis des lustres. J'ai l'impression que toutes les générations de Génois depuis le Moyen Age sont là, autour de moi, à pousser les murs, soulever le sol. les morts débordent. Ici les vivants sont des intrus, j'ai l'impression de les entendre.

Dans les allées extérieures les tombes se succèdent à perte de vue. J'évite les endroits ombragées infestés de moustiques. Je reviens vers les arcades. Un mur est en travaux, il s'est écroulé sous la pression des os. De grandes bâches de plastiques sont sensées les cacher de la vue. Je croyais avoir vu les plus beaux monuments, les plus émouvants, je me trompais. Dans un coin tout seul, un enfant attend assis sur un siège, de loin, je le croyais réel. Je sors par la partie réservée aux tombes des enfants, pas ceux des familles de notables, ceux du peuple. Là encore c'est le choc. Des tombes à même la terre, des jouets d'enfants posés dessus, des fleurs bon marché en guise de décoration. On aimerait penser qu'il s'agit de tombes anciennes. Erreur, certains objets votifs sont en vente dans les solderies et les fins de séries de la vieille ville à des prix dérisoires. En observant les morts on s'aperçoit de la misère, du dénuement et de l'extrême précarité de certains Génois, bien vivants.

staglieno genova

genova peschiera

Gènes, plafond d'une boutique
Une poissonnerie sur le vieux port
et les plafonds peints d'un magasin
d'antiquités installé dans un palais.

san lorenzo

san lorenzo genova
Détails polychromes
de la façade de Saint-Laurent


genova via garibaldi
palais genois

palais genois
Palais Saquarfico Invrea
Palais via Garibaldi

san lucca genova

Gènes, San Siro
San Siro
Gènes, San Filippi
San Filippi

Palais reconstruit via du XX settembre
piazza ferrari genova
Palais moderne via du XX settembre avec
ses esclaves-cariathide, évoquant les statues
des anciens palais via Garibaldi.


staglieno genova

Visiter la galerie photos sur le cimetière de Gènes

cimetière de gènes Staglieno

Renseignements pratiques :
Genova,
GPS: 44°24'24 "N - 8°56'00" E
Habitants: 878 000


A lire :
voir la bibliographie

http://fr.wikipedia.org
http://www.comune.genova.it/

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Contact :
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