forum d'auguste rome
Statue d'Auguste devant son forum.

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Détail d'une colonnade.

colisée rome

colisée rome

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Ci-dessus : l'intérieur du Colisée et vue depuis un des vomitorium, ces couloirs permettaient de circuler dans l'édifice.

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Le Palatin. Au premier plan à gauche, les colonnes du temple d'Antonin le Pieux et de Faustine.
A chaque fois que je vois cette colline, je pense à Histoire romaine de Tacite. Lors de la préparation d'un bnaquet nocturne dans les jardins du Palatin, Néron, avisant qu'il manquait d'éclairage fit venir des prisonniers chrétiens.
“A leur exécution on ajouta des dérisions en les attachant à des croix pour que, après la chute du jour, utilisés comme des torches nocturnes ils fussent consumés” (Tacite, Annales, XV, 44).

rome arc de constantin
Détail de l'arc de Constantin

rome arc de septime severe
Arc de Septime Sévère élevé par
le peuple de Rome (comme l'indique le SPQR sur le fronton - Senatus Populusque Romanus) en l'honneur de l'empereur et de son fils Caracalla en 203).

ere sacrée rome
Ere sacrée. C'est ici que fut assassiné
Jules César lors des Ides de Mars en 44 av. J.-C..

rome panthéon
Le Panthéon.

rome panthéon
Les ouvertures

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Aujourd'hui le Panthéon abrite les tombes de Raphaël et du Roi Umberto Ier.

rome panthéon
La foule dans le Panthéon.

Ci-dessous la piazza Navone.rome piazza navone

rome piazza navone
Piazza Navone : fontaine du Maure.

rome piazza navone

rome piazza navone
Piazza Navone.

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Le monument à Victor Emmanuel II vu depuis le pont Saint-Ange.

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Une vieille rue de Rome près de Santa Maria Maggiore.

rome trastevere

rome trastevere

trastevere rome

rome trastevere

Ci-dessus : détails du Trastevere.

fontaine de trevi
Fontaine de Trévi.

vatican
Place Saint-Pierre. L'obélisque égyptien symboliserait le lien
entre l'antiquité et le christiannisme.

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Les sculptures au sommet de la basilique Saint-Pierre.

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Sous la colonnade du Bernin.

saint-louis des français rome
Eglise Saint-Louis des Français élevée entre 1518 et 1589.

basilique san nicola in carcere rome
Basilique San Nicola in Carcere bâti sur un temple romain.

san bartolomeo roma
San bartoloméo sur l'Isola Tiberine

san bartolomeo roma
San bartoloméo sur l'Isola Tiberine

Dormir et se restaurer à Rome

restaurant rome
Un restaurant dans le Trastevere

Pour tout voyage, le principal souci est de trouver un bon hôtel. A Rome, à l’exception des quatre étoiles et supérieurs , cela peut-être plus difficile qu’il n’y paraît. Lors de mes deux séjours romains, j’ai toujours choisi un hôtel près de la gare. Des dizaines d’hôtels sont rassemblés dans ce quartier où ils se partagent des immeubles entiers. A l’intérieur, les petits et grands salons, les antichambres sont divisés pour gagner de l’argent. Le quartier est bruyant – Rome est une ville bruyante. Bien vérifier si le rez-de-chaussée n’est pas occupé par un pub sous peine d’entendre chanter “Nel blu di pinto di blu” jusqu’à une heure avancée de la nuit. L’avantage c’est que le quartier est bien desservi. On saute dans un bus pour le Colisée, un métro pour Ostie, un train pour Tivoli sans perdre de temps.

chez mama angela rome
Chez Mama Angela, via Palestro.

Lors de mon dernier séjour, je me suis basé sur Trip Advisor, et malgré les bonnes appréciations et une recommandation sur un des guides français les plus connus, l’hôtel était correct mais sans plus.
Pour le dîner, il faut éviter les restaurants proposant des menus touristiques. J’ai eu la chance de découvrir du côté de la via Calabria, La Cantinola. Des habitués, un service décontracté et plats traditionnels.

café via della pace roma

J’ai aussi beaucoup apprécié la trattoria Mama Angela via Palestro. Des tables serrées, une salle un peu bruyante, beaucoup de touristes – des rencontres sympa avec des Néo-Zélandais, des Ecossais et des Américains – mais un personnel aux petits soins, une carte de vins étoffée (Le Barolo est mis à l’honneur), des plats frais. Je me souviendrai longtemps de l’osso bucco, des tagliolini à la striccia et surtout aux funghi porcini frais (et non pas séchés).

café via pace
Café via della Pace

Pour la pause du midi, faire aussi attention où l’on met les pieds. Dans les quartiers de Santa Maria Maggiore , il m’a fallu marcher pendant près de trente minutes pour trouver un VRAI café Italien fréquenté par des chauffeurs de bus, des policiers, des locaux, tenu par une famille italienne (pas des Chinois). La mère aux fourneaux, la fille à la caisse, les hommes au bar. Le patron est collectionneur. Sur des étagères de vieilles TSF, machines à coudre, projecteur super 8 et plaques métalliques publicitaires des années 50. Au Gran Caffé Farini via Farini (tel est son nom), le service est aussi courtois, les panini frais et savoureux. On peut aussi commander des plats chauds ; les habitués ne s’en privaient pas.
Près de la piazza Navone, au Trastevere, les rues sont bordées de cafés anciens où l’on savoure en même temps que son Pro secco un peu de dolce vità. L’ambiance est légère, enjouée, le décor mêle souvent le pittoresque touristique emprunt de clichés sur Rome et de véritables antiquités.

restaurant rome
Un restaurant dans le Trastevere

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Rome

L'antiquité - De l'antiquité à nos jours - Les débuts de l'ère chrétienne.

En attendant mon train pour l’aéroport de Fiumicino, le Leonardo express, je m’interrogeai. Pourquoi Rome ? Pourquoi les touristes viennent-ils si nombreux à Rome ? Question simple me direz-vous. Je crois qu’au contraire, la réponse est moins évidente qu’il n’y paraît.

Les Gaulois saccagent Rome en 390 av. J.-C. mais le Capitole est sauvé par les oies qui donnent l’alerte au milieu de la nuit. Aujourd’hui, la ville est ouverte aux touristes (12 000 000/an). Je me suis souvent demandé ce qu’en pensent les Romains lorsqu’ils empruntent des bus bondés remplis de visiteurs venus des quatre coins de la planète.

rome
Monument à Victor-Emmanuel II, piazza Venezia, en marbre de Brescia. Il fut érigé entre 1885 et 1911 pour commémorer l'unification
de l'Italie. Au centre figure le monument au Soldat inconnu.

Que viennent-ils tous faire ici ? La Dolce Vità, jeter une piècette au fond d’une fontaine au milieu d’une foule compacte ? Anita Ekberg était seule, elle, dans la fontaine. Sur les côtes de Ligurie, à Amalfi, Ravello, Sorrente et Positano les couchers de soleil y sont plus romantiques, moins bruyants aussi. Les monuments ? Le Colosseo est certes monumental, mais Pompéi, Herculanum malgré les ravages du Vésuve sont d’une antiquité plus vivante, plus proche.

N’empêche, n’empêche… A chacun de mes séjours, j’y suis toujours arrivé avec fébrilité, celle d’un amoureux trop longtemps séparé de sa bien-aimée. A mon arrivée, les images se bousculaient dans ma tête : Romus et Romulus, les Vacances romaines d’Audrey Hepburn et de Gregory Peck, les Vespa…

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Le Colisée terminé vers 80 ap J.C. par Titus à l'emplacement du bassion de la Domus aurea de Néron.
A droite l'arc de Constantin et le départ de la via sacra.

L'Antiquité

Juste le temps de déposer les valises à l’hôtel et hop ! au forum. Le Forum ! Depuis le temps que j’attendais ; le nombril du monde ; le berceau de notre civilisation (avec la Grèce). J’ai passé beaucoup de temps à observer les détails de l’arc de Constantin placé sur la via triomphalis, élevé pour célébrer sa victoire sur Maxence, retardant d’autant l’entrée au forum, me laissant doucement imprégner par l’histoire. Je marchai lentement sur la via Sacra, foulant les dalles où Romulus, César, Cicéron posèrent leurs sandales. Quelques instants plus tard, fin du rêve, retour à la réalité sous formes de dizaines d’adolescents escaladant mes si précieuses reliques. Je me souviendrais très longtemps de l’un d’entre-eux qui tentait de grimper sur l’un des fûts de colonnes du temple des vestales. C’est là, à cet endroit précis que brûlait le feu sacré, le centre idéal de l’Etat et symbole de la maison du Roi. Le feu était surveillé par six prêtresses – les vestales – issues de famille patriciennes, initiée dès l’age de six ans. Elles devaient rester vierges jusqu’à la fin de leur fonction vers 30 ou 40 ans. En échange, elles bénéficiaient de nombreux avantages. Tout manquement à la règle et c’était la peine de mort. Aujourd’hui ce petit temple est livré aux caprices de gamins désireux d’une photo supplémentaire sur leur profil Facebook. Le forum a perdu son âme ; enfin pas tout à fait.

Sur le Palatin, les archéologues ont retrouvé des restes de huttes en bois de l’Age du fer, à l’endroit où vécu Romulus. La colline devint naturellement le lieu de résidence des rois puis des empereurs de Rome. Face à ces pans de murs, ce n’est pas l’opulence ni le luxe des résidences impériales qui me vient immédiatement à l’esprit mais les fins de règne, les intrigues, les complots, les lignes de Tacite et de Suétone décrivant les tentatives d’empoisonnement de Claude par Agrippine, les chrétiens transformés par Néron en torche humaine pour éclairer les jardins lors d’un banquet (Tacite, Annales XV,44) et finalement sa fuite et son suicide à la sortie de Rome dans sa maison de campagne. J’ai ressenti beaucoup de choses sur le Palatin, mais pas de l’allégresse.

forum d'auguste
Détail du forum d'Auguste

De l’autre côté de la via dei Fori imperiali s’élèvent les vestiges des forums d’Auguste, de César et de Trajan. Il faut de l’imagination pour se représenter l’enchevêtrement des édifices à l’époque. Pourtant, c’est cette partie délaissé par le public que j’ai préférée. De-ci de-là  subsistent une frise aux reliefs délicats. Au soleil couchant, la lumière orangée tombe juste dessus. Le forum de Trajan s’enflamme alors pendant quelques minutes, les reliefs de sa colonne – à la fois trophée de sa victoire sur les Daces et écrin de son urne funéraire – se colorent de subtiles ombres rosées.

Plus loin, j’ai beaucoup apprécié les ruines de l’ère sacrée largo Argentina. L’ensemble comprend les bases de quatre temples et les bases de la curie de Pompée qui s’élevait à cet endroit. C’est ici pendant les Ides de Mars le 15 mars 44 av. J.C. que fut assassiné Jules César.

Aux abords du Colisée, où les touristes s’étonnent entre deux marchands de souvenirs devant les statues vivantes et le sosie du pape, j’ai imaginé les bêtes attendant la mort dans des cages. Dès mon entrée dans le Colisée, j’ai pensé à tout ce sang versé entre ces pierres. Il doit son nom à la statue monumentale de Néron de 30m. de haut qui s’élevait à cet endroit et que les Romains surnommaient le Colosseo (le colosse). Commencé en 70-72 par Flavien il fut terminé par Titus en 80. Aux yeux de l’empereur le Colisée permettait de restituer les terres prises par Néron au peuple romain après l’incendie de 64.

rome theatre de marcellus
Théâtre de marcellus et portique d'Octavie (traitée en HDR).

J’avais conservé un beau souvenir de l’amphithéâtre de Pouzzoles, son silence, la solitude, les jeux de lumières dans les souterrains. Rien de cela ici : 45 mn de queue. Ensuite c’est la passegiatta, la balade touristiques, on crie, on chahute, on s’amuse en jetant un regard de temps à autres sur les pierres. On change même le bébé sur une colonne renversée. Finalement, la foule devait être autrement survoltée lors des jeux qui se déroulaient ici il y a 2000 ans. Titus offrit cent jours de festivités pour son inauguration. 5000 ans animaux furent sacrifiés, l’histoire n’a pas retenu combien d’être humains.

Un des monuments antiques que je préfère se trouve de l’autre côté du Capitole. C’est le théâtre de Marcellus terminé par Auguste en 13 av. J.-C. L’édifice n’a jamais été abandonné. C’est peut-être pour cela qu’il me plaît autant. Il a conservé quelque chose d’humain. Au XIIIe siècle, il est utilisé comme forteresse puis, et jusqu’à aujourd’hui, comme résidence. Juste à côté subsistent aussi quelques colonnes du portique d’Octavie (la sœur d’Auguste). Il permettait aux Romains de se protéger de la pluie (ou du soleil). Il y a moins ‘un siècle on y vendait du poisson.

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La voûte du Panthéon et cette lumière insaisissable.
 “De plus en plus toutes les déités m’apparaissaient mystérieusement fondues en un Tout, émanations infiniment variées, manifestations égales d’une même force : leurs contradictions n’étaient qu’un mode de leur accord. La construction d’un temple à Tous les dieux, d’un Panthéon s’était imposée en moi. J’en avais choisi l’emplacement sur les débris d’anciens bains publics, offerts au peuple romain par Agrippa, le gendre d’Auguste. […] Il m’importait peu que mon nom figurât sur ce monument, qui était ma pensée.”
Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien

Et puis il y a le Panthéon. Il fut imaginé par Agrippa en 27 av. J.-C., le gendre d’Auguste, en hommage à l’empereur. Plus modeste ou plus pragmatique celui-ci préféra le dédicacer aux dieux, à commencer par Mars et Vénus. Hadrien en 118-125 ordonne sa reconstruction après l’incendie de 80.

Vu de l’extérieur sans ses revêtements de marbre, le monument est massif, même lourd. A l’intérieur la magie opère. Je trouve que cette coupole - la plus grande jamais réalisée -  a quelque chose de fascinant. Est-ce les caissons, l’oculus central de 9 mètres, je ne sais pas. Elle semble flotter sur les murs. C’est la rencontre entre les énergies céleste et les forces chtoniennes. L’éclairage aussi est curieux. Il se diffuse par l’oculus qui agit comme un diaphragme et répand comme un voile de lumière sur la voûte. Au Panthéon ,il y a aussi des fenêtres romaines et les plaquages de marbres qui évoquent le Ier style de peinture pompéien que l'on rencontre pas si souvent que cela.

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La base la voûte du Panthéon

De l'antiquité à nos jours...

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Piazza Navone, fontaine de Neptune.

Lorsque l’on discute avec un Italien de son intérêt pour l’archéologie romaine, il apparaît assez vite qu’il préfère souvent l’art contemporain et le design. Peut-être s’agit-il d’une sorte d’indigestion d’antiquité car à Rome, comme un peu partout en Italie, elle n’est très jamais loin.

La piazza del Popolo ne doit pas son nom au peuple mais au peuplier qui poussait sur le mausolée de Néron. La via del Corso tire son nom des courses de chevaux qu’organisait le Pape Paul II à la Renaissance, mais c’est aussi par cette voie que les légions victorieuses revenaient à Rome. Le nom de la piazza Navone vient des navires qui participaient aux naumachies, ces spectacles maritimes antiques. Sa forme épouse celle du stade antique qui s’élevait à cet endroit. Il pouvait accueillir 30 000 spectateurs.

C’est à Giacomo della Porta que l’on doit les principales fontaines de Rome : Campo dei Fiori, Piazza del Popolo, Piazza Navone. Elles marquent le renouveau du réseau hydrolique de la capitale après son abandon au Moyen Age. La fontaine centrale est une œuvre du Bernin. Elle représente les fleuves des quatre continents connus à l'époque, le Gange, le Nil, le Danube et le Rio del Plata ; chacun associé à un animal. Au Sud c’est la fontaine du Maure avec les tritons et au Nord, celle de Neptune.

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Piazza Navone : fontaine des fleuves.

Aujourd’hui c’est le lieu de rendez-vous de tous les touristes et des camelots en tous genres. Le poète romain G. Giochino Belli affirmait au début du XIXe siècle : “Cette Piazza Navona ! Elle se moque bien de la Piazza de la Spagna ou de la Piazza San Pietro ! Ce n’est pas une place, c’est une grande évasion, une fête, une scène, un plaisir inouï.”

Indiquée dans tous les guides, j’ai pourtant du un peu tâtonner pour la trouver. A Rome, les panneaux directionnels ne sont pas légions. On fait aussi de jolies découvertes comme des oratoires à la Vierge, des murs marqués par les siècles recouverts de vigne vierge, des cloîtres ou des chapelles renaissances perdus au milieu des immeubles ou négligés car trop près d’un célèbre monument.

oratoire du gonfalon rome
Oratoire du Gonfalon (Oratorio del SS.MO crocifisso). Via Gonfalon.

C’est égaré dans les ruelles, à la recherche de tel ou tel monument, que j’ai trouvé la Rome que je cherchais, celle de mon imagination. Loin de l’ambiance de la piazza di Spagna où se rejoignent tous les touristes. Les volées d’escaliers baroques, la perspective sur l’église de la Trinité-des-Monts, la fontaine du Bernin, la Barcaccia comme disent les Romains, tout cela disparaît sous les corps des milliers et milliers de visiteurs assis, allongés, couchés sur le sol. On se bouscule, on se pousse pour une photo. J’ai préféré cette rencontre avec des mariés dans une église à quelques dizaines de mètres et, à proximité de la fontaine de Trévi, deux petits édifices négligés par les touristes.


Au 32 de la via Gonfolone, quelques marches s’ouvrent sur l’oratoire du Gonfalon (l’Oratorio del SS MO Crocifisso en italien). L’extérieur ne paye pas de mine mais l’intérieur est un bijou. J’y entrai un soir d’octobre à l’heure où les chrétiens commencent à se recueillir avant la messe de 18h00. Les cris et les rires du public devant la fontaine se sont doucement évanouis lorsque la porte s’est refermée derrière moi. Là, dans le silence et la pénombre, la silhouette grise d’une sœur en prière était la seule présence humaine dans la nef. S’apercevant de ma venue, elle m’a accueilli avec beaucoup de gentillesse et de courtoisie. A pris le temps de m’expliquer l’histoire de cette petite église du XVIe siècle, de me raconter celle des fresques de la Passion du Christ qui recouvrent tous les murs réalisées, d’après la tradition, par les élèves de Michel Ange.


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Galerie Sciarra.

Juste en sortant à gauche, n’allez pas directement à la fontaine de Trévi. Arrêtez vous dans à la galerie Sciarra de la Belle Epoque. Ici sont représentées les vertus de la femme à travers des scènes galantes ; dames en robes à volants et messieurs en redingotes.

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Galerie Sciarra.

 

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La fontaine de Trévi.

Et enfin, voici la fontaine de Trévi. En s’approchant, la première fois, j’avais été surpris par le son de l’eau et l’humidité qui baignaient les rues adjacentes. On a beau l’avoir vue et revue en photo ou à la télé, elle est encore plus belle en réalité. Trévi vient de trivio ou trivium en latin qui indique le croisement de trois rues. D’après la légende, c’est une jeune vierge qui aurait signalé la source à des soldats romains. Agrippa aurait ordonné la construction d’un aqueduc et, au XVIIIe siècle, Niccolo Stavi y a adossé un palais en forme d’arc de triomphe. Est-ce le souvenir d’Anita Ekberg se baignant en robe du soir dans l’eau de la fontaine, l’air est ici imprégné d’allégresse, de légèreté, de Dolce vità. Chacun y va de son lancer de menue monnaie… qui rapporte au passage 700 000 € à la ville de Rome. Au crépuscule, la fontaine change progressivement de couleur, sous un ciel dont le bleu devient de plus en plus profond, les éclairages dorés dévoilent peu à peu les reliefs rocaille d’où jaillissent les jets d’eau.

Les débuts de l'ère chrétienne

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Place Saint-Pierre

Rome, c’est bien sur la ville sacrée des chrétiens avec le Vatican. La place Saint-Pierre ne manque pas de majesté. Lorsque le Bernin fut chargé en 1656 par Alexandre VII d’imaginer une place digne de la chrétienté, il n’y avait qu’un simple rectangle orné d’un obélisque égyptien sensé  représenter le lien entre l’antiquité – les cendres de César reposeraient à sa base – et le christiannisme. La place Saint-Pierre se compose aujourd’hui de deux places : une première rectangulaire où débouche la via della Conciliazione ; et une seconde elliptique, entourée d’une colonnade dorique qui tels deux bras ouverts symbolisent la Mère église.

La foule se presse en une queue compacte pour visiter la basilique. Lors de mon second séjour je n’ai pas eu la patience d’attendre une heure sous une pluie battante. J’ai préféré admirer les jeux de perspective des colonnades du Bernin et visiter les boutiques de souvenirs. Benoît XVI n’avait pas réussi à détrôner les effigies de Jean-Paul II, François l’a fait. Signe de sa popularité.

Lorsque je découvris la première fois l’intérieur de la basilique Saint-Pierre, plus que l’admiration, ce fut la déception qui domina. C’était ça LE lieu sacré du catholicisme. Une vaste salle de pas perdus sillonnée par des passants, des flâneurs, s’amusant, regardant d’un œil distrait les œuvres de Michel Ange en écoutant leur MP3.

J’ai préféré de beaucoup, la basilique San Nicola in Carcere près du forum Boarium, élevée sur un temple romain ou l’église San Bartolomeo construite sur le sanctuaire d’Esculape sur l’Isola Tiberine. Esculape en 293 serait arrivé à Rome sous la forme d’un serpent. Il aurait sauté du navire pour se réfugier sur cette île. Depuis, l’hôpital des Frères Saint-jean-de-Dieu perpétue à cet endroit la tradition médicale de l’île.

Santa-Maria du Trastevere :

santa maria du trastevere
choeur de Sainte-Marie du Trastevere.

A Rome, l’antiquité n’est jamais loin, je l'ai déjà dit. Dans le Trastevere, l’un des quartiers où il règne constamment un petit air de Dolce vità avec des restaurants accueillants et des ruelles pittoresques, surgit une source d’huile en 38 av. J.-C. Les chrétiens y virent l’annonce de la Grâce que le Christ allait répandre sur terre. Au IVe siècle, le pape Jules II (337-352) fait élever une basilique, l’église actuelle date du XIIe siècle.

santa maria du trastevere
La nativité, Santa Maria du Trastevere.

Personnellement ce qui m’attire le plus dans les grandes basiliques ce sont les mosaïques. L’iconographie bien sur, ici Marie en majesté assise sur un trône aux côtés du Christ. Une audace incroyable à l’époque. Ce sont surtout le scintillement des tesselles, les reflets des dorés et des rouges qui me séduisent. Et encore, aujourd’hui, nous les regardons à la lumière électrique. A l’époque, sous la lueurs des bougies et des lampes à huile, les clairs-obscurs, l’éclat furtif des ors fascinaient probablement les fidèles et renforçaient leur foi.

Sainte-Marie Majeure

Lors de mon premier séjour à Rome l’image des mosaïques de Sainte-Marie Majeure, l’une des quatre basiliques majeures de Rome (avec Saint-Jean de Latran, Saint-Paul Hors les Murs et Saint-Pierre de Rome) était resté gravée dans ma mémoire. Elle fut commencée par le pape Sixte III (432-440). Bien sur, elle a connu des remaniements à commencer par sa façade qui date du XVIIIe siècle. Mais à l’intérieur le charme opère. Seule une partie des mosaïques est d’origine, d’autres dates du Ve et du XIIIe siècle. Mais qu’importe. Ce jour là, un orage venait d’éclater et la nef fut transformé en refuge le temps d’une averse. Certains y prirent même leur déjeuner. Les clameurs se mêlaient aux prières et aux grondements du tonnerre. Nous passions, selon la fantaisie d’une minuterie, de la pénombre à la clarté laissant apparaître la magnificence des mosaïques.

ste marie majeure
Christ et Vierge en majesté, choeur de Saint-Marie Majeure.

Saint-Paul Hors les Murs

Saint-Paul Hors les Murs s’appelle ainsi car elle a été élevée au IVe siècle hors de la ville de Rome, près du port antique d’Otiense, sur la tombe de saint Paul. Elle fut le plus grand édifice chrétien jusqu’à la construction de Saint-Pierre. La basilique avait relativement bien traversé les siècle jusqu’à cette nuit de 1823 où un incendie dans la charpente embrasa la totalité de la nef. Seuls l’arc triomphal et le chœur échappèrent au désastre.

saint-Paul hors les Murs

La reconstruction démarra sans délai en essayant de récupérer les éléments intacts de l’ancien édifice. Malgré cela, Saint-Paul hors les Murs a conservé sa grandeur. On sent la puissance, l’ambition du christianisme triomphant de l’antiquité tardive. Une frise représentant les deux cent soixante cinq papes des origines à Jean-Paul II coure tout au long du périmètre de la nef. Elle est immense, peut accueillir des centaines de fidèles mais n’écrase pas son visiteur par son espace. Peut-être est-ce due à l’omni présence du Christ en majesté du chœur dont les mosaïques du XIIIe siècle illuminent tout le monument. Le fidèle ne pouvait ne pas croire en Dieu devant un tel spectacle.

saint-Paul hors les Murs

 

Pour réponde à ma question du début, je crois que Rome est habitée. Habitée de tous les rêves d’Italie que chacun porte en soi. Amour, gastronomie, romantisme, Dolce vità, nostalgie d’un passé idéalisé proche ou lointain, que sais-je encore. Et tant pis si la réalité n’est pas toujours conforme à nos désirs, Rome est et restera toujours Rome.

Rome

rome

 

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galerie photos rome

rome monument a emmanuel II
Monument à Victor-Emmanuel II.

rome forum de cesar
Forum de César.

forum de cesar
Forum de César.

rome forum de cesar
Détail du forum de César.


rome marché de trajan
Marché de Trajan.rome forum de trajan
Forum et marché de Trajan.

rome colonne de trajan

rome colonne trajane
Ci-dessus : forum et colonne de Trajan.

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A proximité du Colisée, où jadis se rassemblaient
les foules, aujourd'hui des statues vivantes amusent les touristes.

rome tehatre de marcellus
Le théâtre de Marcellus et les colonnes du portique
d'Octavie.

rome portique d'octavie
Reconstitution du portique d'Octavie.

rome portique d'octavie
Le portique d'Octavie aujourd'hui.

rome portique d'octavie
Le Portique d'Octavie en 1870 par Félix Benoist.

rome portique d'octavie
Le portique d'Octavie aujourd'hui.

rome oratoire
Oratoire près de la piazza Navone .

rome trastervere
Via della Pace.

rome trastevere
Ruelle du Trastevere.

vacances romaines
Piazza di Spagna rêvée (Vancances Romaines en 1953
avec Audrey hepburn et Gregory Peck )... et ci-dessous
Piazza di Spagna réelle :

rome piazza di spagna
Piazza di Spagna.

rome piazza di spagna
Piazza di Spagna.

oratoire du gonfalon rome
Oratoire du Gonfalon.

fontaine de trévi
La foule devant la fontaine de Trévi.

rome chateau saint ange

chateau sta ange
Le Château Saint-Ange. A l'origine, il s'agit du mausolée de l'empereur Hadrien. Transformé en place forte et refuge
pour les papes. C'est aujourd'hui un musée.

“Mon tombeau sur la rive du Tibre reproduit à une échelle
gigantesque les antiques tombes de la voie Appienne
mais ses proportions même mêmes le transforment et font
songer à Ctésiphon, à Babylone, aux terrasses et aux tours
par lesquelles l’homme se rapproche des astres”.
Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien

vatican
Au Vatican, le pape François est omnipérsent.

vatican
Souvenir du Vatican.

vatican
Place Saint-Pierre... sous la pluie.

vatican

vatican
La colonnade du Bernin.

Santa-Maria du Trastevere :

sainte marie du Trastevere rome
Mosaïque de la façade.

ste marie du trastevere rome
Détail de Vierge en majesté du choeur de Sainte-Marie
du Trastevere.

santa maria du trastevere
Dormition de la Vierge.

santa maria du trastevere
Chapelle Altemps de la fin du XVIe siècle.

Sainte- marie Majeure

sainte-marie majeure rome
Agneau pascal, arc triomphal.

sainte-marie majeure rome
Arc triomphal de Sainte-Marie Majeure.

sainte-marie majeure rome
La nef.

Saint-Paul hors les Murs

saint-Paul hors les mUrs
Le choeur.

saint-Paul hors les Murs
La nef avec les portraits des papes.
Ci-dessous u détail de la frise des papes.

saint-Paul hors les Murs

saint-Paul hors les Murs
la nef.

saint-Paul hors les Murs
Détail du cloître.

saint-Paul hors les Murs
Détail du cloître.

Renseignements pratiques

facebook rome
S.P.Q.R :
https://www.facebook.com/pages/SPQR/86691577139?fref=ts

Roma Sparita :
https://www.facebook.com/Roma.Sparita

Roma Dolcevità :
https://www.facebook.com/pages/La-dolce-vita-a-roma/509942372380719?fref=ts

GPS: 41°53'19" N.12°29'12" E.

4 103 250 habitants

Consulter cette page sous format brochure

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rome

https://www.comune.roma.it/wps/portal/pcr


Contact :
italie.chroniques@gmail.com

 

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